Le calcul mental est une chouette gymnastique pour activer les neurones mais avec Calcul et morale, comme le souligne le titre, du mental, le calcul n'est pas parvenu à la morale et a mis le moral en berne à pas mal de victimes de calculateurs pervers. Car ce bouquin parle de gens qui calculent trop et à mauvais escient... pas dans le bon esprit en somme. Ce qui aboutit notamment à foutre en l'air pas mal de vies. Pour les grands calculateurs dont il s'agit dans le livre, une vie humaine ne valait pas cher. Ce qui se passa pour l'esclavage, également dans l'exploitation minière et industrielle vaut aussi pour ce qui menace de se passer aujourd'hui dans les hôpitaux en terme de restrictions budgétaires et dans pas mal de domaines où les grands calculateurs tiennent de moins en moins compte de l'humain :
http://www.albin-michel.fr/Calcul-et-morale-EAN=9782226253811
mardi 9 juin 2015
lundi 8 juin 2015
Le bonjour du jour
Humbles activités ce jour : nettoyage de la maison et rangement. Activités qui personnellement me recentrent, plongée intérieure pour se connecter sur les petites choses du quotidien.
Deux photos et un vieux dessin de quelques mois avant de quitter le blog pour aujourd'hui.
Photo 1 : Je relis depuis quelques jours le livre de la kiné Odile en reprenant au petit matin les humbles exercices d'assouplissement des lombaires et de musculation douce des abdominaux. Je vais mémoriser d'ici peu tous ces exercices afin de me tenir à cette petite gymnastique matinale, faite de grandes inspirations et de longues expirations, décontractante :
Et en me relevant, j'ai vu Tigret tout endormi sur un coussin. Le temps de monter à l'étage prendre l'appareil photo et de redescendre il s'était réveillé, de mauvais poil, comme en témoigne la photo :
Deux photos et un vieux dessin de quelques mois avant de quitter le blog pour aujourd'hui.
Photo 1 : Je relis depuis quelques jours le livre de la kiné Odile en reprenant au petit matin les humbles exercices d'assouplissement des lombaires et de musculation douce des abdominaux. Je vais mémoriser d'ici peu tous ces exercices afin de me tenir à cette petite gymnastique matinale, faite de grandes inspirations et de longues expirations, décontractante :
Et en me relevant, j'ai vu Tigret tout endormi sur un coussin. Le temps de monter à l'étage prendre l'appareil photo et de redescendre il s'était réveillé, de mauvais poil, comme en témoigne la photo :
Un côté "je tire la tronche", très Jean Gabin.
samedi 6 juin 2015
L'adaptation du polar
L'adaptation du polar Le vagabond de la baie de Somme. J'espérais vaguement découvrir à travers le vagabondage de l'homme en question, moult oiseaux sur fond de paysages sauvages. Mais d'emblée le vagabond se fait assassiner et surgit une armada de fonctionnaires, en uniformes pour la plupart. Pour nous présenter la région on parle d'ascenseur social en panne. Le polar ne vise pas à faire rêver les gens c'est clair mais le concept d'ascenseur social a fini par me plomber personnellement. Il induit l'acceptation d'un haut et d'un bas. Or, du point de vue social il faudrait ne pas penser en terme de haut et de bas dans l'idéal.
L'action se déroule sur fond de lutte de classes. Mais ce n'est plus le prolétariat contre la petite et la haute bourgeoisie, il s'agit désormais de la classe moyenne, valorisée, contre la haute bourgeoisie constituée dans l'histoire d'industriels d'une cruauté abasourdissante.
Pour les beaux yeux d'Aurore, son chevalier servant, pas en uniforme mais au volant d'une au moins six chevaux, est quasi kamikaze et manque de peu de se faire plomber la cervelle. Du chevaleresque à faire pâlir d'envie toutes celles en mal de chevalier servant.
Pour moi il y avait trop d'uniformes et trop de valorisation de la classe moyenne. Cela ne m'a par contre pas dérangée qu'on diabolise la haute bourgeoisie. Laquelle l'a bien cherché et qui cherche trouve.
Et il reste qu'on a pas mal zappé les oiseaux, sauf pour parler de leurs fientes en guise d'argument à charge contre l'accusé qui n'en avait point sur sa voiture, alors que ses convives, si, preuve qu'il s'était bel et bien absenté pour tuer la sœur de la belle substitut du procureur. Laquelle, du point de vue du prolétariat (puisque était abordé le sujet de la lutte des classes) est perçue de par sa fonction comme appartenant à la bourgeoisie. D'où qu'il me vient à l'idée que la fameuse classe moyenne a le cul entre deux chaises, lequel bascule le plus souvent du côté des plus huppés, mais pas ici, où le SDF est largement pris en compte.
Cinq minutes plus tard.
Et pour parler de tout autre chose, j'ai lu ceci à l'instant, en consultant ma boîte mail :
L'action se déroule sur fond de lutte de classes. Mais ce n'est plus le prolétariat contre la petite et la haute bourgeoisie, il s'agit désormais de la classe moyenne, valorisée, contre la haute bourgeoisie constituée dans l'histoire d'industriels d'une cruauté abasourdissante.
Pour les beaux yeux d'Aurore, son chevalier servant, pas en uniforme mais au volant d'une au moins six chevaux, est quasi kamikaze et manque de peu de se faire plomber la cervelle. Du chevaleresque à faire pâlir d'envie toutes celles en mal de chevalier servant.
Pour moi il y avait trop d'uniformes et trop de valorisation de la classe moyenne. Cela ne m'a par contre pas dérangée qu'on diabolise la haute bourgeoisie. Laquelle l'a bien cherché et qui cherche trouve.
Et il reste qu'on a pas mal zappé les oiseaux, sauf pour parler de leurs fientes en guise d'argument à charge contre l'accusé qui n'en avait point sur sa voiture, alors que ses convives, si, preuve qu'il s'était bel et bien absenté pour tuer la sœur de la belle substitut du procureur. Laquelle, du point de vue du prolétariat (puisque était abordé le sujet de la lutte des classes) est perçue de par sa fonction comme appartenant à la bourgeoisie. D'où qu'il me vient à l'idée que la fameuse classe moyenne a le cul entre deux chaises, lequel bascule le plus souvent du côté des plus huppés, mais pas ici, où le SDF est largement pris en compte.
Cinq minutes plus tard.
Et pour parler de tout autre chose, j'ai lu ceci à l'instant, en consultant ma boîte mail :
"Combien d'hommes aujourd'hui, entassés par milliers dans des forêts de béton, de métal, d'asphalte, combien de savants dans leurs cages de verre, ne savent plus ce qu'est le clignotement des lucioles aux nuits de juin ou les ors du mélèze en octobre? L'homme peut-il vivre sans jamais voir éclore un bourgeon d'amandier? Une rose sur la table en plein Paris, est-ce du luxe? La grisaille d'une pièce et d'une journée n'en sont-elles pas parfumées? Les pétales n'en tomberont pas, sinon dans le coeur, pour l'embaumer."
Daniel-Ange, L'étreinte de feu - L'icône de la Trinité de Roublev (Desclée de Brouwer, 1980
Les informations
Legrand a été acquitté, c'était lui-même un ado quand débutèrent les accusations contre lui. Malgré les deux acquittements, se reconstruire après cela est d'autant moins facile que ça a pris une tournure politique, laquelle implique que d'aucuns veuillent absolument leur coupable. S'engage alors en pareil cas, immanquablement, le processus de l'établissement d'un bouc-émissaire ! Se sortir du glauque n'est pas chose facile !
Autre information au sujet de la fin de vie de Vincent Lambert. Question intime et privée, qui est confiée aux politiques, ceux de Bruxelles, autrement dit, de l'Europe super humaine que nous avons en ce moment. Contre nature à mes yeux. Vincent Lambert a des parents qui l'aiment, c'est véritablement contre nature de demander à des parents normalement constitués d'accepter qu'on cesse d'hydrater leur fils. Plus une seule goutte d'eau, ainsi en a décidé Bruxelles concernant cet homme. Mourir de soif en nos pays civilisés, de nos jours ! Mais en quoi cette question de vie et de mort d'un homme qui n'a commis aucun acte répréhensible en l'occurrence, regarde-t-elle les politiques ? Dès lors qu'une personne a des parents aimants, cet amour les légitime complètement auprès de leur fils en tant que protecteurs ; ils ne se sont pas contentés de mettre au monde Vincent Lambert, ils ont accepté, en l'aimant, leur mission de parents auprès de lui. Que viennent faire les politiques là-dedans ?
L'Europe voudrait donner des leçons de démocratie en s'arrogeant en même temps le pouvoir de donner ou non à boire à une personne !
vendredi 5 juin 2015
Les oiseaux et les éoliennes
Monsieur et madame Vert, dans l'article mis en lien, se font interpeler au sujet des éoliennes, qui causent la mort de très nombreux oiseaux. Il faudrait décidément apprendre — tout une éducation ! — à consommer moins d'énergie, très peu n'étant pas source de problèmes avec la nature :
http://www.sierraclub.org/sierra/2015-3-may-june/green-life/hey-mr-green-how-many-birds-die-flying-near-wind-turbines?pi_email=sauge%40wanadoo.fr&suppress=true&src=1image&utm_source=greenlife&utm_medium=email&utm_campaign=newsletter
http://www.sierraclub.org/sierra/2015-3-may-june/green-life/hey-mr-green-how-many-birds-die-flying-near-wind-turbines?pi_email=sauge%40wanadoo.fr&suppress=true&src=1image&utm_source=greenlife&utm_medium=email&utm_campaign=newsletter
jeudi 4 juin 2015
mardi 2 juin 2015
Commentaires sur Proust
Ce matin j'ai pris le temps de lire les commentaires de Walter Benjamin sur La Recherche du temps perdu. Un livre que j'avais acheté à Toulouse juste avant de quitter la ville et que je n'ai finalement pas lu, m'étant reporté à Créteil sur Don Quichotte et les romans de George J Arnaud, l'écrivain de polars. Walter Benjamin se branchant sur cet écrivain, c'est pour moi l'immersion dans tout ce à côté de quoi je suis passée concernant Proust, dont je n'ai dû lire que quelques pages de La Recherche avant d'abandonner le livre, depuis égaré lors d'un déménagement. Walter Benjamin parle de l'amalgame que font des lecteurs, même avertis, au sujet du snobisme de Proust, confondant l'écrivain avec ses personnages.
Proust et l'image, autre thème dont je ne peux encore parler ici, faute d'avoir en tête toute l'analyse subtile à souhait de Walter Benjamin. Proust et le temps, idem. Proust alternant entre le sarcasme et la tendresse. Sarcasme parce qu'il souffre beaucoup. Cela se traduit par un asthme nerveux dont je ne sais pas, ne l'ayant pas lu, si c'est son milieu qui en serait le générateur. Et Proust subversif, parodiant mainte fois les gens de la haute bourgeoisie. Benjamin le voit en avance sur sa classe qui pour le commentateur est celle des consommateurs. Que dirait-il aujourd'hui de notre époque où les classes moyennes sont largement passées à la consommation massive ? surconsommation pour mieux dire, selon l'expression consacrée. Selon Benjamin Walter, à son époque, la haute bourgeoisie seule était la classe des consommateurs, les autres étaient producteurs. Je pense que Walter Benjamin lui-même venait de ce milieu de la haute bourgeoisie, mais preuve en est qu'il avait un recul certain vis-à-vis de son propre milieu.
Que produit-on aujourd'hui ? Des téléphones portables, du numérique, ensuite, va, tout s'en va, mais où ? Sidérant quand on y pense.
Proust et l'image, autre thème dont je ne peux encore parler ici, faute d'avoir en tête toute l'analyse subtile à souhait de Walter Benjamin. Proust et le temps, idem. Proust alternant entre le sarcasme et la tendresse. Sarcasme parce qu'il souffre beaucoup. Cela se traduit par un asthme nerveux dont je ne sais pas, ne l'ayant pas lu, si c'est son milieu qui en serait le générateur. Et Proust subversif, parodiant mainte fois les gens de la haute bourgeoisie. Benjamin le voit en avance sur sa classe qui pour le commentateur est celle des consommateurs. Que dirait-il aujourd'hui de notre époque où les classes moyennes sont largement passées à la consommation massive ? surconsommation pour mieux dire, selon l'expression consacrée. Selon Benjamin Walter, à son époque, la haute bourgeoisie seule était la classe des consommateurs, les autres étaient producteurs. Je pense que Walter Benjamin lui-même venait de ce milieu de la haute bourgeoisie, mais preuve en est qu'il avait un recul certain vis-à-vis de son propre milieu.
Que produit-on aujourd'hui ? Des téléphones portables, du numérique, ensuite, va, tout s'en va, mais où ? Sidérant quand on y pense.
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