lundi 31 mars 2014
Jean Rousselot
"Orphelin issu d'une famille ouvrière, il doit se satisfaire de brèves études et gagner sa vie dès l'âge de 15 ans. Son beau-père lui fait interrompre ses études. Jean Rousselot entre en qualité d’auxiliaire à la Préfecture de la Vienne. Rousselot fait également la rencontre du poète Louis Parrot, alors libraire à Poitiers, de sept ans son aîné et qui devient son ami, son mentor."
http://fr.wikipedia.org/wiki/Jean_Rousselot
http://fr.wikipedia.org/wiki/Jean_Rousselot
dimanche 30 mars 2014
Continuons les révisions révisions
J'ai lu la page concernant la courgette, du site provençal. Une courgette peut se développer sans fécondation, mais alors elle est mal fichue. Étonnant phénomène.
Continuons les révisions : http://fr.wikiversity.org/wiki/Morphologie_des_plantes_%C3%A0_fleur/Organes,_reproduction
samedi 29 mars 2014
Madame Comme tout le monde
Une dame sophistiquée, rouge à lèvres rouge vif, cheveux auburn remontés en chignon, front dégagé, sa robe est noire, décolletée, seyante malgré le petit ventre rebondi, enfin, elle est perchée sur des hauts talons : c'est la cliente du magasin où j'attends pour payer ; son compagnon à peu près de la même hauteur, pas très grand, épaules rondes, porte des lunettes noires, aux verres étroits, et mâchouille une sucette en parlant à la vendeuse ; le bâtonnet monte et descend, va en tous sens. La vendeuse amaigrie depuis ma dernière visite le mois dernier, a l'air surexcitée. Les trois parlent de leurs enfants. On va leur mettre des gens non qualifiés pour les garder le soir à l'école. Je présume que c'est lorsqu'ils attendent l'arrivée de leurs parents pour rentrer chez eux. "Non qualifiés!"... ils s'offusquent, haussent le ton, prennent des airs entendus et partent sur autre chose : une réunion sur fond d'élections municipales, à laquelle la vendeuse a assisté. Un politique leur a expliqué une organisation que les parents n'approuvent pas, cela concerne leurs enfants, ils ne sont pas d'accord. Derrière le comptoir la vendeuse s'agite, affirme plusieurs fois qu'elle était à deux doigts d'étriper le politique qui en a été quitte ricane-t-elle nerveusement pour s'en aller à 18h30 alors qu'il escomptait se tirer à17 heures. L'homme à la sucette exulte, ricane à son tour, complice, sa dame lève les yeux au ciel, hoche la tête, mime le dégoût de ses lèvres fermées qu'elle avance en les tordant légèrement ; expressionisme digne de l'époque du muet. Elle me regarde, j'y vais d'un sourire compatissant, sans doute faux. je patiente. Ils se lâchent à nouveau, belle apothéose, "le fric, dit l'homme à la sucette, ils n'ont qu'à le prendre aux fonctionnaires, pourquoi le prendre aux riches? de toute façon, ils foutent le camp les riches ! Ils sont là, les fonctionnaires, qu'est-ce qu'on attend ? C'est sur eux qu'il faut faire des économies!" La conversation repart sur leurs enfants. Ils parlent comme les rois du monde, bien haut, en force vive du pays qu'ils se sentent j'imagine. Quand le couple s'en va, la vendeuse semble monologuer durant une minute, se souvient de moi et me dit qu'elle ne sait pas quelle boisson acheter pour arroser un gâteau au chocolat que lui apporte son amoureux ce soir pour leur premier rendez-vous. Elle insiste. Assez indifférente je dis du cidre. "Brut ou léger ?" demande-t-elle aussi sec, parce que, précise-t-elle, elle ne boit jamais d'alcool, elle ne s'y connaît pas. L'idée de le prendre de travers ne m'a pas traversé l'esprit. je m'ennuyais seulement, voulais payer et sortir. Bizarre cette madame "Comme tout le monde".
Je vais voter demain finalement. À gauche... mais ça ne suffira pas, juste un peu moins grave peut-être.
Je vais voter demain finalement. À gauche... mais ça ne suffira pas, juste un peu moins grave peut-être.
La joie du jour
Un bel extrait, tout en poésie d'un roman de Bernanos : http://jubilatedeo.hautetfort.com/archive/2013/12/16/chemins-de-traverse-47-georges-bernanos-5248179.html
vendredi 28 mars 2014
à partir de la note précédente
Je viens de relire la note précédente, où je m'aperçois par ce petit segment de phrase : ne plaçait pas mal sa vanité, que l'écriture fait entre autre appel à la concentration ou présence d'esprit, et à la mémoire, mémoire des mots, de leur orthographe (dans la note précédente j'avais écrit aussi mahoiste, ... avec le h de masochiste ?) de leurs différents sens et agencement possible qu'on appelle grammaire ; par défaut des qualités précédemment citées, pourraient advenir des assemblages bancals, où une absence involontaire du sens qu'on voulait y mettre, (le pataquès) alors qu'un autre sens parfois, inattendu, peut se révéler, hélas le plus souvent c'est bien de bafouillage dont il est question, qui ne fait que traduire notre confusion du moment.
S'exercer à la peinture, au dessin ou à tout autre activité artisanale ou artistique procède entre autre de cette concentration et de cette mémoire, comme d'autres activités, dont les professionnelles. D'où que, à mon sens, l'artiste n'est ni plus haut, ni plus bas qu'un autre et si génie il y a, il peut rester aussi éphémère (à terme) que celui d'un excellent chirurgien ou mécanicien ou tout autre exerçant une activité précise. L'artiste s'exprime juste plus personnellement que ne le font ceux qui exercent simplement un métier, et à qui il n'est pas demandé, au sein de cette activité, qu'ils s'expriment en tant qu'individu. C'est là où réside la différence, non pas de statut (lequel ici n'a pas d'importance en soi), mais de démarche. L'artiste s'octroie le luxe de s'exprimer. Un luxe qui pourrait déboucher autant sur la lumière, ou le soleil de la communication à terme, que sur la froide incompréhension, ou jalousie parfois. L'activité, par exemple d'écriture, procède aussi d'un temps de solitude que requiert le cheminement vers soi et les autres, un temps qui n'est pas toujours accepté ou mal interprété, un peu comme si l'artiste voulait se couper des autres ou alors se faire plaisir à lui seulement, se monter l'ego... interprétation dommageable et là, je pense à la révolution culturelle de Mao et à ses millions de morts. L'idéal serait de faire espace à tous, espace mental d'abord et surtout, faute de quoi j'entrevois l'assèchement des esprits, la machinisation de l'homme.... La liberté se serait cela pour moi, oser le luxe, lorsque l'on en éprouve le besoin, de s'exprimer à travers une activité artistique. Luxe à bouder d'autant moins si l'on n'a pas de profession par ailleurs (si la peinture coûte cher en matériel, l'écriture non.)
Après réflexion à l'écrit de ces quelques mots, je pourrais apparemment tout aussi bien prendre le philosophe pour un artiste, mais non, détrompez-vous, car le philosophe à mes yeux s'exprime en général (sauf Michel Onfray qui lui, est plus un érudit qu'un philosophe) au nom du système qu'il a mis en place, tandis que l'artiste, non.
S'exercer à la peinture, au dessin ou à tout autre activité artisanale ou artistique procède entre autre de cette concentration et de cette mémoire, comme d'autres activités, dont les professionnelles. D'où que, à mon sens, l'artiste n'est ni plus haut, ni plus bas qu'un autre et si génie il y a, il peut rester aussi éphémère (à terme) que celui d'un excellent chirurgien ou mécanicien ou tout autre exerçant une activité précise. L'artiste s'exprime juste plus personnellement que ne le font ceux qui exercent simplement un métier, et à qui il n'est pas demandé, au sein de cette activité, qu'ils s'expriment en tant qu'individu. C'est là où réside la différence, non pas de statut (lequel ici n'a pas d'importance en soi), mais de démarche. L'artiste s'octroie le luxe de s'exprimer. Un luxe qui pourrait déboucher autant sur la lumière, ou le soleil de la communication à terme, que sur la froide incompréhension, ou jalousie parfois. L'activité, par exemple d'écriture, procède aussi d'un temps de solitude que requiert le cheminement vers soi et les autres, un temps qui n'est pas toujours accepté ou mal interprété, un peu comme si l'artiste voulait se couper des autres ou alors se faire plaisir à lui seulement, se monter l'ego... interprétation dommageable et là, je pense à la révolution culturelle de Mao et à ses millions de morts. L'idéal serait de faire espace à tous, espace mental d'abord et surtout, faute de quoi j'entrevois l'assèchement des esprits, la machinisation de l'homme.... La liberté se serait cela pour moi, oser le luxe, lorsque l'on en éprouve le besoin, de s'exprimer à travers une activité artistique. Luxe à bouder d'autant moins si l'on n'a pas de profession par ailleurs (si la peinture coûte cher en matériel, l'écriture non.)
Après réflexion à l'écrit de ces quelques mots, je pourrais apparemment tout aussi bien prendre le philosophe pour un artiste, mais non, détrompez-vous, car le philosophe à mes yeux s'exprime en général (sauf Michel Onfray qui lui, est plus un érudit qu'un philosophe) au nom du système qu'il a mis en place, tandis que l'artiste, non.
Pour en revenir à ces mots que j'ai utilisés dans la note précédente, "vanité pas mal placée", à la relecture, je me suis dit que la vanité est toujours mal venue en principe, alors pourquoi ai-je écrit ça tout de go ?
J'ai vu dans le fait que la mère s'offusque qu'on puisse retenir de son fils que c'était un dingue, de la vanité, c'est vrai, mais je l'ai excusée j'ose dire, du fait que c'était par respect pour la mémoire de celui-ci, qui a droit à la vérité de ce qu'il a été sur terre. D'un coup, par un raccourci, la vanité n'était plus inconvenante dans ce contexte. À croire que mon cerveau ne peut s'empêcher en certains cas, sous l'émotion même, de juger à toute vitesse et ensuite d'essayer, par un sentiment plus profond (qui tiendrait de la bonne volonté de la petit fille qui fut bien éduquée ?) d'aller au-delà du jugement qui a été fait de prime abord ; en l'occurrence je jugeai la mère vaniteuse parce que j'étais plus préoccupée par la condition du fou, sur un plan aussi politique, que par le suicide volontaire, le sacrifice à une cause, de son fils. En même temps, est-on pleinement conscient de ce que l'on fait lorsque l'on se suicide ? ... une fois revenu à la réalité, que pense un homme qui s'est raté s'il n'est pas entamé au niveau de la conscience ? Donc, que le jeune étudiant ait eu, ou non, sa part de folie, là n'est pas la question au fond. La question est : où le désespoir conduit-il ?
jeudi 27 mars 2014
le film
Je viens de regarder un film sur le jeune Tchécoslovaque, qui s'est immolé par le feu, vers les années 68-69. Alors qu'à Paris, les mahoistes maoïstes (ai écrit maoïste avec un h hier soir, ce matin, en corrigeant je laisse trace de la faute mystère) fleurissaient nombreux, telles des fleurs de pavé, par besoin de croire en une idéologie plus qu'en pleine connaissance de cause diront les uns, le contraire se produisait en Tchécoslovaquie où l'on ne voulait plus entendre parler des russes et de leur communisme. Une réplique du scénario qui résume l'état d'esprit de beaucoup de gens : "il faut demander aux Russes l'autorisation de péter". Ensuite on essaya de faire passer l'étudiant qui s'était sacrifié au nom de la liberté pour un fou ou un idiot au grand dam de sa mère qui, pour autant, ne plaçait pas mal sa vanité ; en effet, selon que c'est un fou ou quelqu'un de pleinement conscient le geste porte à conséquence ou pas.
La politique n'est décidément pas un long fleuve tranquille... violente, elle enrégimente au lieu de libérer la plupart du temps, et pourtant il ne faut jamais oublier les politiques, certains d'entre eux ont toujours dans leur collimateur des gens pour incarner leurs obsessions, un peu comme dans Kafka.
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