mercredi 2 septembre 2015

L'exception à la règle

Exception à la règle : un extrait de roman dont l'auteur  est encore de ce monde. Il s'agit du deuxième thriller que mon compagnon a pris à la bibliothèque et qu'il n'a pas le temps de lire non plus : Cette nuit-là de Linwood Barclay. L'extrait résumant très bien de quoi il s'agit dans le roman. Encore un thriller à mon actif ! Je vais y prendre goût (pour l'instant je  n'ai pas encore vu surgir l'ombre d'un labrador pourtant.)

L'extrait raconte comment le personnage du roman a vu pour la première fois Cynthia, celle qui allait devenir sa femme et dont la famille a disparu d'un seul coup alors qu'elle avait 14 ans. Après une nuit de sommeil lourd où l'adolescente cuvait une première cuite prise avec le voyou du quartier, car Cynthia connaissait une adolescence difficile malgré des parents "au point", aimants et  responsables, elle se rend compte peu à peu que tout le monde est parti de la maison. D'abord elle se raisonne mais force est de constater que personne ne revient au bercail et n'y reviendra jamais. L'extrait :


Le premier qui attira mon attention à son sujet à l'université du Connecticut, ce fut mon copain Roger quand il me chuchota :

— Vise un peu, Archer. Ça, c'est une nana complètement barjo. Supersexy — ses cheveux, on dirait une pompe à incendie, tu trouves pas ? — mais franchement dérangée.
  
  Cynthia était assise au deuxième rang de l'amphi et prenait des notes sur la littérature de l'Holocauste, tandis que Roger et moi nous tenions tout en haut, près de la porte, afin de pouvoir prendre la fuite dès que le professeur en aurait terminé avec son interminable exposé.

— Comment ça, barjo ? murmurai-je à mon tour.

— Tu te souviens de cette histoire, il y a quelques années, cette fille dont toute la famille a disparu, et qui n'a jamais réapparu ?

— Non.

À cette époque, je ne lisais pas les journaux, ne regardais pas les infos à la télévision. Comme beaucoup d'ados, j'étais plutôt égocentrique — j'étais en train de devenir le prochain Philip Roth ou Robertson Davies ou John Irving, la liste se rétrécissait à mesure — et j'ignorais tout de l'actualité, sauf lorsqu'une organisation du campus réclamait la participation d'étudiants pour protester sur un sujet quelconque. J'essayais de me rendre disponible parce que les manifs étaient des occasions formidables pour rencontrer des filles.

— Bon, alors ses parents, sa sœur, ou peut-être son frère, je me rappelle plus, ont tous disparu, expliqua Roger.

Penché vers lui, je demandai à voix basse :

— Ils ont été tués, ou quoi ?

— Va savoir ? C'est ce qui rend l'affaire si intéressante, répondit Roger, désignant ensuite Cynthia. Peut-être qu'elle le sait. Peut-être qu'elle les a tous butés. Tu n'as jamais eu envie de tuer toute ta famille ?

  Je fis une moue désabusée. L'idée nous traverse tous l'esprit à un moment donné, il me semble.

— Moi, ce que je vois surtout, c'est son côté bêcheuse, reprit Roger. Elle parle à personne, reste dans son coin. Tout le temps à la bibliothèque, à bosser. Rien à faire des autres. Elle fréquente personne, sort jamais nulle part. Sacrés nichons, cela dit.

Oui, elle était jolie.

Linwood Barclay

 

mardi 1 septembre 2015

Lu cet après-midi : l'article de Caroline Morel sur Alternative Santé

Intégral :

LES CONCERTOS POUR FLÛTE ET HARPE DE MOZART, BIENTÔT SUR ORDONNANCE ?
On dit que la musique adoucit les mœurs, et certains constatent aussi qu’en faisant écouter de la musique aux plantes vertes, elles poussent mieux, ou qu’en faisant écouter le canon de Pachelbel aux vaches, elles produisent plus de lait. Se pourrait-il qu’il y ait quelque chose chez les êtres vivants qui réagisse positivement aux sons ou à de la musique ?
J’ai peut-être trouvé une réponse dans les travaux de Joël Sternheimer, physicien et professeur à l’Université européenne de la recherche et chercheur indépendant, qui a déposé en juin 1992 le brevet du « Procédé de régulation épigénétique de la synthèse protéique ». Ce titre semble un peu compliqué à première vue, mais les recherches de Sternheimer sur la physique des particules ont mis en évidence l’existence d’ondes émises dans notre organisme qui, traduites en notes de musique, pourraient apporter du bien-être à notre corps en agissant sur le comportement de nos molécules.
Des ondes dans notre organisme
Les protéines sont des matériaux essentiels à la construction et au fonctionnement de tous les êtres vivants. Elles assurent des milliers de fonctions différentes comme transporter l’oxygène dans le sang, composer notre peau, ou intervenir dans la photosynthèse des plantes. Les protéines sont constituées de chaînes de petites molécules appelées acides aminés qui se combinent entre elles. Selon l’ordre dans lequel les acides aminés se succèdent, la protéine aura une structure et une fonction différentes.
La physique quantique montre qu'à chaque acide aminé composant une protéine est associée une onde d'échelle, qui peut être transcrite en note de musique. Par la musique des protéines, ou protéodie, il est ainsi possible d'entrer en dialogue intime avec l'organisme, ce qui ouvre des perspectives passionnantes et nouvelles en agriculture et en médecine.
Les acides aminés font de la musique
L’explication physique et physiologique est extrêmement complexe. Je ne vais pas entrer dans des détails incompréhensibles, mais je vais essayer de schématiser la théorie de Sternheimer.
On peut considérer qu’il y a une vingtaine d’acides aminés qui sont les véritables piliers de l’organisation du métabolisme. Chaque acide aminé émet une onde dont il est possible de calculer la fréquence. Cette onde est émise lorsque les acides aminés s’assemblent pour former des protéines. Or il est possible de transposer les fréquences des ondes émises par les acides aminés, en notes de musique.
Une protéine correspondra donc à une succession de notes de musique et parfois même à une véritable partition, qui variera selon la complexité de la protéine. Les recherches de Joël Sternheimer l’ont donc amené à créer un code universel de notes correspondant à l’un des 20 acides aminés.
Ça ressemble à quoi, la musique des protéines ?
En conjuguant connaissances scientifiques et musicales, le docteur Sternheimer, puis plus tard Rie Takahashi, microbiologiste à l’Université de Californie (UCLA), ont mis en musique l’écriture des protéines.
La musique d’une protéine est une musique répétitive, un peu lancinante, faite de séquences musicales qui ont parfois des airs asiatiques, parfois avec des voix, parfois sans. Certaines partitions sont désagréables à entendre, d’autres plus mélodieuses, en tout cas elles ont souvent une structure un peu semblable. Pour ma part, j’en ai écouté, mais j’ai lu qu’il n’est pas conseillé d’écouter les protéodies trop longtemps, ni trop souvent, sans l’intervention ou la surveillance de quelqu’un spécialisé en la matière. À vos risques et périls, donc ! Je vous laisse un lien qui vous permettra tout de même de vous faire une idée.
Une histoire de connexions dans notre organisme
La sensation éprouvée lors de l’écoute d’une musique de protéine est ainsi un processus de reconnaissance à l’échelle moléculaire. Les séquences sonores vont catalyser, stimuler, interagir ou éliminer les molécules ciblées. Pour Joël Sternheimer, c’est là que la protéodie peut constituer une forme de thérapie pour tous les êtres vivants.
Du rock ou du Bach pour les courges ?
Des expériences récentes ont démontré que la musique augmente la croissance des plantes de 25 % à 60 %. Mais est-ce le cas pour tous les genres de musique ?
Par exemple, en 1969, Dorothy Retallack, auteur du livre « The sound of Music and Plants » fit des essais avec différentes plantes comme du maïs, des pétunias et des courges. Elle sépara les plantes en deux groupes : le premier écouta de la musique classique et le second de la musique du type rock. Les plantes exposées au rock poussèrent rapidement au début, puis devinrent anormalement hautes, leur consommation d’eau augmenta, certains plants furent paralysés au bout de quinze jours, d’autres moururent. Les plantes exposées à la musique classique fleurirent et développèrent de longues et grosses racines.
La musique des protéines c’est bon pour les plantes
Grâce aux différentes notes qui la composent, la protéodie va donc être capable de stimuler ou d’inhiber la synthèse d’une protéine.
Ainsi, lorsque les plantes écoutent la bonne protéodie musicale, elles réagissent en accélérant leur synthèse et se mettent à produire la protéine spécifique à cette mélodie.
Pour les plantes, le temps d’exposition quotidien à la protéodie a une grande importance sur son efficacité. Le temps idéal d’exposition est de 5 minutes par jour. Le volume sonore a également une influence sur l’efficacité d’une protéodie : plus il est fort, plus la protéodie est efficace. Le tempo idéal est de 120 noires par minute car un tempo trop lent ou trop rapide peut être néfaste à la croissance d’une plante.
En 1996, au Sénégal, près de Dakar, une petite exploitation avait testé les effets de la « musique » d’une protéine pouvant aider les plants à résister à la sécheresse. Les résultats ont été impressionnants : la production des plants de tomates exposés à la musique de cette protéine antisécheresse a été bien supérieure à celle des plants non exposés qui, pourtant, bénéficiaient d’arrosages plus nombreux. Outre les facteurs économiques favorables, la vitalité accrue des substances végétales peut avoir un impact positif sur tous les humains qui les consomment.
Mozart, ça ne marche pas qu’avec les vaches
Selon un article paru en 2007 dans le journal espagnol El Mundo, les vaches d’une ferme de Villanueva de Pardillo, en Espagne, produisent entre 30 et 35 litres de lait par jour, contre les 28 litres produits dans d’autres fermes. Selon le propriétaire, Hans-Pieter Sieber, c’est grâce aux concertos pour flûte et harpe de Mozart que ses 700 vaches de race Friesian écoutent au moment de la traite. Il révèle également que le lait a un goût plus sucré.
Selon la théorie de la « musique des protéines » proposée par le DrSternheimer, ce phénomène s’explique facilement. La prolactine est connue comme étant une protéine qui favorise le développement des glandes mammaires et la sécrétion du lait. C’est une hormone stimulante des glandes mammaires. Le Dr Sternheimer a donc traduit en mélodie la prolactine.
Il y a dans le concerto de Mozart des séquences de protéodie correspondant à la prolactine. Mais la prolactine est, pour les êtres humains, une hormone qui est produite afin d’atténuer les effets du stress.En stimulant la production de cette hormone grâce à Mozart, nous pouvons ainsi essayer de protéger nos corps du stress ou de la dépression.
Dialoguer avec les virus et les tumeurs
Un virus est composé d'une molécule d'acide nucléique (ADN ou ARN) entourée d'une coque de protéines appelée la capside. Selon le même procédé, il est possible de définir une protéodie inhibitrice correspondant à la capside. Il est intéressant de savoir si l'action inhibitrice est capable d'enrayer la virulence de virus nocifs. Joël Sternheimer, pour sa part, soutient qu’il est possible de guérir d’une pathologie non pas en éliminant le virus, mais en dialoguant musicalement avec lui.L’expérience de Chardenoux en 1996, du côté de Lons-le-Saunier, a permis de prouver que la protéodie pouvait inhiber un virus de la tomate et soigner certains plants malades.
L’être humain peut aussi bénéficier d’une telle thérapie
Se pourrait-il donc que la musique des protéines puisse avoir une quelconque influence sur les êtres humains, comme elle en a sur les plantes ou les vaches ?
Les Japonais ont été les premiers à exploiter ce processus dans une dimension thérapeutique. Des études datant de 2005 rapportent qu’il y a corrélation entre le goût des malades pour certains morceaux de musique et les molécules protidiques leur correspondant.
Le Docteur Sternheimer a, de son côté, supervisé les effets de la protéodie sur des patients atteints de diverses maladies. Nombreux sont les témoignages rapportant des cicatrisations accélérées, des disparitions de douleurs ou de rhumatismes, des problèmes de respiration ou de circulation réglés définitivement grâce à la musique des protéines.
Suite à l’écoute de protéodies, des réversions de cellules tumorales vers la normale ont même été constatées par Joël Sternheimer. Mais le témoignage qui vous fera sûrement sourire est celui de cet homme qui a testé son alcoolémie : « J’ai eu envie d’expérimenter l’effet sur moi de l’alcool déshydrogénase : je me suis "saoulé la gueule" volontairement, puis j’ai fait un alcootest, qui était positif ; j’ai alors écouté la musique de l’ADH humaine. J’ai senti ma tête qui s’éclaircissait et, cinq minutes après, j’ai refait un alcootest : il avait baissé d’un cran, c’était redevenu OK. ». 
À méditer…
Laisser agir la musique
L’idée que le son puisse avoir un effet curatif sur l’homme est actuellement explorée par un certain nombre de scientifiques indépendants aux quatre coins du monde. Face aux enjeux auxquels notre civilisation se trouve confrontée, un changement de paradigme apparaît nécessaire et les protéodies illustrent de manière concrète un tel changement dans la manière dont nous concevons nos relations et dont nous les vivons. Relations avec l’autre, relations avec soi, relations avec nos cellules et molécules, relations avec la matière.
Portez-vous mieux

Suite du chapitre de la grotte, du livre Histoire d'un ruisseau d'Élysée Reclus

 


"Cependant, ils [ les troglodytes ] devaient, eux aussi, avoir leurs moments de repos et de joie. Quand ils revenaient de la chasse ou de la bataille, ils prenaient plaisir à reconnaître le fracas du ruisseau et la plainte de la goutte qui tombe ; comme le bûcheron retrouvant sa cabane, ils regardaient avec piété ces piliers à l'ombre desquels reposaient leurs femmes et ces lits de pierre où leurs enfants étaient nés. Quant à ceux-ci, ils couraient et gambadaient le long du ruisseau souterrain, dans les lacs glacés, sous la douche des cascades ; ils jouaient à se cacher dans les corridors de la grotte comme nous aujourd'hui dans les avenues des forêts ; peut-être dans leurs prouesses joyeuses, grimpaient-ils aux parois pour y saisir les chauves-souris dans ces grappes noires et grouillantes suspendues à la voûte.

  Certes, nous n'osons point dire que de nos jours la vie est devenue moins pénible pour tous les hommes. Des multitudes d'entre nous, déshérités encore, vivent dans les égouts sortis des palais de leurs frères plus heureux ; des milliers et des milliers d'individus parmi les civilisés habitent des caves et des réduits humides, grottes artificielles bien plus insalubres que ne le sont les cavernes naturelles où se réfugiaient nos ancêtres. Mais, si nous considérons la situation dans son ensemble, il nous faut reconnaître combien grands sont les progrès accomplis. L'air, la lumière entrent dans la plupart de nos demeures ; le soleil y projette par les fenêtres ses faisceaux de rayons ;  à travers les arbres qui se penchent, nous voyons briller de loin les perles liquides du ruisseau ; l'espace appartient à notre regard jusqu'à l'immense horizon. Il est vrai, le mineur habite pendant la plus longue part de sa vie les galeries souterraines qu'il a creusées lui-même, mais ces ombres terribles d'où suinte le feu grisou ne sont point sa patrie ; s'il y travaille, sa pensée est ailleurs, là-haut sur la terre joyeuse, au bord du frais ruisseau qui gazouille dans les prairies et sous les aulnes. "

Élysée Reclus


 
Trouvée sur le site Embarquement immédiat.

lundi 31 août 2015

Le live lu : Un cirque passe — "La torture n'est pas notre culture" — la radio ce matin

Le livre lu de Modiano s'intitule Un cirque passe. D'un coup arrive un labrador qui accompagnera sa maîtresse jusqu'au bout je suppose. Ce roman c'est la vie comme elle peut être  compliquée parfois, lorsqu'il faut reconstituer tout seul le puzzle. Modiano connaît Paris presque comme sa poche, la ville et ses points de repères, ses lieux  qui évoquent l'un ou l'autre être clé dans la vie du presque  adolescent qu'est encore  Modiano à l'époque de l'histoire d'Un cirque passe. Il ose le - je -   bien à propos car l'homme est pudique. Je l'ai suivi dans son enquête et j'ai admiré comment le jeune adulte, à peine sorti de l'adolescence, tient le coup, à peu près seul dans la ville de Paris, un peu paumé quand même mais sans l'être tout à fait, un peu bouchon qui flotte à cette époque parce qu'abandonné  par son père. On reste forcément un peu hébété sur le coup quand ces choses là arrivent, parce que  personne n'est préparé au soudain abandon, physique mais surtout moral, d'un père ou d'une mère qui vivaient avec vous auparavant.  Le talent d'écriture est bien là. Mais je ne mets d'extrait que pour les écrivains qui sont partis pour l'autre monde....  Un cirque passe, je n'oublierai pas. Ce livre comme tout bon livre peut aider le lecteur à continuer la route. C'est un auteur encourageant de ce point de vue, Modiano.



D'autre part voici des nouvelles des personnes qui luttent contre la corrida. La torture n'est pas notre culture. C'est ici : http://corridabasta.hautetfort.com/archive/2015/08/31/carcassonne-des-militants-tentent-d-empecher-les-corridas-5677846.html


Je viens d'écouter une émission de radio sur les migrants. Comment peut-on savoir qui se trouve derrière le rideau ? Personne ne comprend très bien ce qui se passe. Au niveau des dominants il se dit que les Européens sont en capacité d'accueillir toutes ces personnes qui seraient obligées de fuir.

On ne les voit pas poursuivies par des nazis, mais si. Des monstres leur courent après en fait. Et si c'était vrai ?

Par contre, je note que les mêmes dominants qui ne pouvaient pas aider les Roms, ni aider moult chômeurs, ni aider des populations nommées beurs pour les intimes, qui se plaignent d'avoir été parquées et oubliées pour beaucoup d'entre eux, ni aider le quart monde constitué de pauvres blancs becs dont on ne parle jamais et gentiment appelés "Kassos" dans la région, ni non plus créer des structures pour les personnes handicapées (envoyées pour certaines en Belgique), ni non plus trouver des lieux d'accueil aux SDF dont beaucoup meurent de froid chaque année, ces mêmes dominants disent qu'ils pourront aider les nouveaux arrivants à l'instar d'Angela Merkel qui maltraite les Grecs mais qui ouvre les bras à d'autres "pauvres".    Système préférentiel. Une dame, au nom du droit a même cautionné à la radio  les passeurs car ces passeurs  font un forcing pour le droit à la mobilité des gens du sud, qui doit être respecté. Qui se cache derrière le rideau ?

Mais s'il est vrai que des monstres poursuivent ces personnes, alors, plus on est de fous et plus on rit. Bienvenue à eux.  Nous est dit encore que parmi ces poursuivis par une meute de criminels, il y aurait des toubibs, des opticiens ophtalmo (on en manque), des journalistes, des infirmiers (on en manque aussi), .... des dentistes peut-être aussi  ? ....

dimanche 30 août 2015

Il y a des moments dans la vie...

Les deux derniers livres que j'ai lus parlaient de labradors, beaucoup dans celui de Nora Roberts, et quelques lignes seulement, mais remarquables, du moins pour moi qui suis attentive à la présence des animaux, dans le roman de Modiano. J'imagine de quelle bonne compagnie doivent être ces chiens pour peu qu'on leur soit soi-même de bonne compagnie. Je veux dire, dans la mesure où il y a respect mutuel. Un cadeau du ciel le labrador, j'en suis convaincue ! Sam enfant à Toulouse, courait après les chiens à la prairie des filtres et leur tirait la queue. Je m'imagine à cette époque,  avoir eu suffisamment d'argent pour offrir assez d'espace à trois Labradors, compagnons de Sam et de nous, ses parents. Notre destin eût été tout autre grâce à eux, s'ils avaient été là. Je vois ces chiens comme des guides infaillibles, des envoyés du ciel, jappant joyeusement autour de nous.

Les animaux ont évolué depuis les dinosaures. Certains ont beaucoup d'esprit et une générosité du cœur qui confine à quelque chose qui a à voir avec le ciel je pense.

Je me propose maintenant, et à vous si le cœur vous en dit, la lecture d'un auteur que je ne connais pas du tout. Premier sur la liste que "Livre audio" m'a envoyée. Les premières lignes m'ont bien plu.

Ici :

"Il y a des moments dans la vie où une heureuse réunion de circonstances semble fixer sur nous le bonheur. Le calme des passions, l’absence d’inquiétude nous prédisposent à jouir ; et, si au contentement d’esprit vient s’unir une situation matériellement douce, embellie par d’agréables sensations, les heures coulent alors délicieusement, et le sentiment de l’existence se pare de ses plus riantes couleurs.
C’est précisément le cas où se trouvaient les trois personnages que j’avais sous les yeux. Rien au monde dans leur physionomie qui trahît le moindre souci, le plus petit trouble, le plus faible remords ; au contraire, on devinait, au léger rengorgement de leur cou, ce légitime orgueil qui procède du contentement d’esprit : la gravité de leur démarche annonçait le calme de leur cœur, la moralité de leurs pensées ; et, dans ce moment même où, cédant aux molles influences d’un doux soleil, ils venaient de s’endormir, encore semblait-il que de leur sommeil s’exhalât un suave parfum d’innocence et de paix.
Pour moi (l’homme est sujet aux mauvaises pensées), depuis un moment je maniais une pierre. À la fin, fortement sollicité par un malin désir, je la lançai dans la mare tout à côté… Aussitôt les trois têtes sortirent en sursaut de dessous l’aile.



C’étaient trois canards, j’oubliais de le dire. Ils faisaient là leur sieste, tandis qu’assis au bord de la flaque je songeais, presque aussi heureux que mes paisibles compagnons.
Aux champs, l’heure de midi est celle du silence, du repos, de la rêverie. Pendant que le soleil darde à plomb ses rayons sur la plaine, hommes et animaux suspendent leur labeur ; le vent se tait, l’herbe se penche ; les insectes seuls, animés par la chaleur, bourdonnent à l’envi dans les airs, formant une lointaine musique qui semble augmenter le silence même.
À quoi je songeais ? à toutes sortes de choses, petites, grandes, indifférentes ou charmantes à mon cœur. J’écoutais le bruissement des grillons ; ou bien, étendu sur le dos, je regardais au firmament les métamorphoses d’un nuage ; d’autres fois, me couchant contre terre, je considérais, sur le pied d’un saule creux, une mousse humide, toute parsemée d’imperceptibles fleurs ; je découvrais bientôt dans ce petit monde, des montagnes, des vallées, d’ombreux sentiers, fréquentés par quelque insecte d’or, par une fourmi diligente. À tous ces objets s’attachait dans mon esprit une idée dé mystère et de puissance qui m’élevait insensiblement de la terre au ciel, et alors, la présence du Créateur se faisant fortement sentir, mon cœur se nourrissait de grandes pensées.
Quelquefois, les yeux fixés sur les montagnes, je songeais à ce qui est derrière, au lointain pays, aux côtes sablonneuses, aux vastes mers ; et si, au milieu de ma course, je venais à heurter quelque autre idée, je la suivais où elle voulait me conduire, si bien que du bout de l’Océan je rebroussais subitement jusque sur le pré voisin, ou sur la manche de mon habit."

Ici : https://fr.wikisource.org/wiki/Le_Presbyt%C3%A8re

Le festival de Béthune

Ce week-end la ville de Béthune est très animée avec son festival rock'n roll que vont peut-être bouder ceux parmi les rockers qui se font une idée de cette musique ne collant pas avec l'ambiance qu'elle  génère dans cette ville. En effet, si les looks sont évidemment très différents de ceux qu'arboraient les hippies, l'ambiance est aussi pacifiste que celle de Woodstock, d'aucuns disent même "bon enfant", malgré la présence des bikers tout de cuir vêtu, sûrement neutralisée en terme d'adrénaline par celle de jeunes et moins jeunes femmes à la joliesse impressionnante,  que les coiffures et vêtements d'époque  mettent d'autant plus en valeur. Il se dégage de tout cela une insouciance, une légèreté dont a besoin je pense la jeunesse qui vit ordinairement dans une époque difficile. La foule des festivaliers respire la joie de vivre et c'est revigorant de voir cela.  Cette année un groupe venu de Tokyo a joué vers 21 heures, je l'ai loupé parce que je lisais un Modiano, mon premier livre de Modiano, qui me captivait. Je voulais voir la dernière pièce du puzzle, savoir comment se terminait l'histoire. Ensuite nous nous sommes hâtés vers la place du beffroi où  devait jouer le groupe japonais, mais celui-ci ayant commencé en avance, il a aussi terminé en avance, et quand nous sommes arrivés, cela faisait  à peine cinq minutes que leur prestation était terminée.

Voilà pour le festival, qui continue aujourd'hui.

Au parc public des bouquinistes s'étaient installés. J'ai pu me procurer pour 15 euros (au lieu de 36), un livre encore tout neuf, préfacé par Stéphane Saint André  récemment encore maire de Béthune, les textes sont de Jeanne Roques, le gros bouquin s'intitule Béthune - l'eau, l'air, la terre, le feu

Première partie : Le visage du Béthunois : Mythes et symboles, Les charitables, L'âge d'or de la Béthune espagnole, Une culture populaire, La mémoire des quartiers, Les cahiers du musée, Les traces de la mémoire, Horizons...

Est ensuite abordée la géographie de Béthune en deuxième partie intitulée Béthune, une histoire d'eau : Béthune sortie des marais, Les métiers de l'eau, La cité aux cinq rivages, La gare d'eau, L'importance de l'eau dans le passé militaire de la ville, Le folklore de l'eau, Tous pour un... Horizons

J'ai commencé ma lecture en diagonale avec un certain bonheur, où j'ai lu que la mer du Nord s'était avancée jusque Béthune, il y a peu de siècles de cela au regard du temps mesuré par un archéologue... c'est cette information qui m'a fait acheter le livre qui promet d'être captivant.

samedi 29 août 2015

Photo du Daily Ray du jour, de Dave Toussaint

 
 
 
 


La première  photo évoqua un état d'esprit de Van Gogh à quelqu'un du site : "There is peace even in the storm."

N'éprouvons-nous pas la même chose souvent face à ce genre de gros ciel, la paix. Sans doute parce que la nature attend l'eau, elle a soif et va bientôt être soulagée.

Sujets brulants encore : la corrida qui veut se ré-installer dans le sud de la France :
http://corridabasta.hautetfort.com/archive/2015/08/27/le-crac-entend-stopper-david-rachline-dans-sa-volonte-de-ret-5676167.html

Et Sans Voix infos : http://sans-voixinfos.hautetfort.com/archive/2015/08/27/une-petition-adressee-au-prefet-du-lot-et-garonne-pour-retir-5676201.html