lundi 11 avril 2016

Hubert van Herreweghen




Tombe



C'est ici, dit-on que tu gis.

Au cours de toutes ces années,

pourtant, qui nous ont séparés,

chaque jour je vois ton visage.

Non pas ici. Mais dans les pierres,

les arbres, les herbes, les houx,

les blés qui tout autour de nous

grouillaient de vifs coléoptères,

dans la forêt, dans les herbages,

ton couteau, ton vélo, ton chien,

dans la maison où tu m'as dit :

oui, je vais mourir, ce n'est rien.


 Sur ce site est parlé de ce poète néerlandais :

http://flandres-hollande.hautetfort.com/archive/2015/05/13/hubert-van-herreweghen-poete-5621060.html

la soirée d'hier soir ♣♣ Mémoire et méditation



J'ai suivi le concert dont j'ai mis le lien sous la note postée précédemment, tandis que mon compagnon a avoué avoir piqué du nez devant la télé dont le film n'était pas assez stimulant à son goût. Au passage j'ai noté la performance cérébrale et physique des chanteurs et joueurs d'instruments, quant au chef d'orchestre enjoué comme un enfant heureux, on peut estimer qu'il a accompli de plus un exploit sportif, et un autre au niveau de sa capacité de mémorisation,  il sait tous les morceaux par cœur, anticipe, fait signe à tel ou tel que c'est son tour. Le tout était d'une belle fraîcheur, et jamais de fausse note, du moins à mon oreille.

♣♣♣

Ce matin, je vais modestement  mémoriser un  texte vraiment pas long, en anglais, que le journaliste a intitulé "Quack, quack". "Quack, quack" est le coin-coin anglais, onomatopée du cancan, tandis que la chouette chuinte, hioque, hole, hue ou ulule. Les canards ont un chant ou des cris inharmonieux à première écoute, mais on ne peut dénier qu'ils sont toniques à leur façon quand ils célèbrent la vie en cancanant avec enthousiasme. Le texte que je vais mettre sous ces quelques lignes, pourtant si court, fait réfléchir à plusieurs niveaux. En effet, la première couche met en évidence la préservation de l'habitat des canards,  la deuxième parle de la malbouffe, et la plus cruciale, à l'insu du journaliste, est une évocation de la faim dans le monde. Des gens ont faim et parfois en meurent et d'autres dans d'autres coins du monde, comme moi éventuellement, "inondent les rivières" de pain, à la faire lever telle une brioche et sortir de son lit comme d'un moule, après gonflement de la pâte. Le pain, avec un peu d'imagination, peut filer la brioche à la rivière, une brioche farcie aux canards. Voici le texte que je vais mémoriser dans sa version anglaise  comme une fable des plus courtes de La fontaine, et méditer, (car en français, il fait "consigne" banale, tandis qu'en anglais la prose dudit texte est assez remarquable à mon sens),   avec la traduction :

Quack, quack

Every year over six million loaves of bread, equal to the size of 20 double decker buses, are thrown into British canals and rivers by well-intentioned people feeding the ducks. However, this bread isn't great for them or their habitats and so the Canal and River Trust are asking people to swap the bread for healthy snacks and to exercise some portion control. Throwing bread into a canal or river can create overcrowding of bird populations, stress the birds and lead to their habitats being damaged.

Vocable

Chaque année, plus de six millions de pains, équivalant à 20 autobus à deux étages, sont jetés dans les canaux et les rivières britanniques par des gens bien intentionnés nourrissant les canards. Cependant, ce pain n'est pas terrible pour eux et leur  habitat, ainsi la Fondation Canaux et Rivières a demandé aux gens d'échanger leur pain contre des collations saines et d'exercer un contrôle des portions. Jeter du pain dans un canal ou une rivière peut créer une surpopulation d'oiseaux, stresser les oiseaux, et conduire à endommager leurs habitats.   

dimanche 10 avril 2016

Une bien étrange personne



Une bien étrange personne que moi-même quand j'y pense en faisant un rapide examen de conscience.

Par exemple, je me retrouve au bout du compte assez fidèle aux principaux préceptes de la religion chrétienne notamment et surtout concernant la non violence, pour autant, si je suis sincèrement attachée à la figure du Christ (dont je fis la connaissance très jeune avec ma précoce scolarisation), je n'ai toujours pas compris une bonne part de son attitude, attitude qui en effet "m'échappe" complètement concernant le sacrifice. J'ai beaucoup de mal à comprendre ce sacrifice. Et si le Miserere d'Allégri retranscrit par Mozart me touche au plus profond,  je pourrais  en effet l'écouter dix fois de suite sans me lasser, surtout chanté par l'anglaise à la puissante montée vocale, eh bien lorsqu'il s'agit des dernières paroles qui parlent du sacrifice, j'avoue ne rien "pomper" et même plus, être un peu choquée, disons le mot, voire scandalisée... et pourtant "quelque chose" me dit "confiance". Vu  cette incompréhension, je ne suis pas portée sur la religion, mais attachée à un message de non violence, et à la figure  du Christ, attachée aussi à l'idée de rédemption, que je trouve très belle, et à l'acte révolutionnaire du Christ qui ne stigmatisa pas les pauvres comme des rejetés de Dieu mais alla vers eux et en secourut autant que possible en ce bas monde où il avait condescendu à descendre si je puis dire ; autre acte révolutionnaire : quand il a empêché qu'on ne lapide une prostituée en faisant barrage avec cette phrase qu'il lança à-tout-va : "Que celui qui n'a jamais péché lui lance la première pierre." Terriblement couillu ! Attachant, donc,  le Christ, et guérisseur dès que l'occasion lui en était donnée en ce bas monde où .... il était descendu pour élever et s'en relever.  

"N'écoute pas ce qu'ils disent, regarde ce qu'ils font", en cela je crois aussi, si bien que se comportent en chrétien à mes yeux des gens qui, sans se revendiquer de cette religion font le bien, sont capables d'altruisme et de compassion. Je préfère ne pas parler de la capacité au sacrifice... quoique sans le savoir je sois peut-être capable moi-même de sacrifice en certaine circonstance grave comme la guerre...en fait je ne sais pas. Opposer le sens du sacrifice à la lâcheté c'est ce qui fut fait durant notamment la guerre 14-18, pour envoyer des petits jeunes à la boucherie,  qu'on appela "Poilus" afin d'oublier que la plupart étaient des adolescents. Décidément, j'ai du mal avec ça. Pour autant en étrange personne que je suis.... je suis attachée à cette figure du Christ, et je te le redis, Christ, je te respecte et même plus que cela, tu le sais.

Soirée musique ce soir en ce qui me concerne :

https://www.youtube.com/watch?v=jf_2BxJEg6o&nohtml5=False  

samedi 9 avril 2016

Jordi Savall et les voix de la viole

Une vidéo à ne pas manquer, c'est ici :

https://www.youtube.com/watch?v=-IHMnknSHAU&nohtml5=False

La planète Mercure et la lune en avril


Pour le texte original, le lien sous la traduction que voici :


 Mercure est celle qu'il faut regarder en avril, quand la planète la plus proche du soleil fait sa meilleure apparition de l'année. Vous serez en mesure de la voir sans télescope ou jumelles, mais avec, vous pourrez voir ses différentes phases. Comme la lune, Mercure montre des phases selon l'intensité de lumière qui éclaire sa surface.

La planète Mercure "pleine" est la plus difficile à voir de la Terre du fait qu'elle est alors positionnée très près de l'éclatant soleil. Alors que Mercure s'éloigne du soleil, comme vu dans notre ciel, sa phase se rétrécit et va en s'assombrissant, même si elle se rapproche de la Terre.

Le premier Avril, Mercure est à 92% de luminosité et brille à la magnitude  - 1.5.

Le soleil brille à une magnitude de - 26, la pleine lune, de  -13, et l'étoile la plus brillante a une magnitude de  -1.5.

  Essayez de localiser une jeune lune et Mercure ensemble le 8 avril (NP :  nous sommes déjà le 9). La lune, seulement un jour après la nouvelle phase et éclairée à 3.9 pourcent  sera à l'ouest ce soir-là, et Mercure brillera à une magnitude de  - 0.9, un peu à sa droite.

Le 18 avril, Mercure atteindra son éloignement maximal du soleil, vue de la Terre. Ceci est appelé "le plus grand allongement". La planète sera éclairée à 40 pourcent et brillera à la magnitude  - 0.1.

Les planètes intérieures telles que Mercure et Venus sont le mieux vues aux périodes de leur "plus grand allongement", quand elles sont le plus éloignées du soleil dans notre ciel, et nous donnent notre meilleur coup d'œil à ces mondes rocheux insaisissables.

La lune s'absente le soir  toute la première semaine d'avril, mais réapparaît après sa rencontre avec Mercure, le 8 avril.

Le 10 avril, la lune sera près de l'étoile brillante Aldébaran, dans le taureau. Aldébaran, une planète assez proche de la Terre de 65 millions d'années-lumière, a un petit vaisseau spatial traçant sa route dans sa direction, mais ne retenez pas votre souffle à la pensée d'une proche rencontre. Pioneer 10, qui a visité Jupiter dans les années 70, se déplace vers l'extérieur et croisera Aldébaran dans deux millions d'années.

Le 14 avril, la lune est à un peu plus de cinq degrés par rapport au Beehive Cluster, M44, dans la constellation du Cancer. Les étoiles du Beehive Cluster peuvent être vues faiblement, sans aide optique. 

Le 16 avril, la lune arrive près de l'étoile Régulus, et la nuit suivante elle fait un clin d'œil à Jupiter. La pleine lune se produit à 0h24 CDT le 22 avril ou à 23h24 MDT le 21 avril. Malheureusement c'est aussi la nuit où l'averse météorique Lyrid atteint son maximum, et l'éclatant clair de lune déroutera beaucoup de ces météores.

La dernière aventure de la lune en avril est tardive, le 25, quand la lune, éclairée à 86 pourcent se trouvera près d'Aldébaran (magnitude  1), Mars (magnitude - 1.3), et Saturne (magnitude   0.2).

Ce groupement se trouve sur le bord de la Voie lactée qui se lève après minuit. La plupart des soirées de printemps quand vous levez les yeux au ciel, vous détournez les yeux de notre galaxie et allez dans l'espace profond.


http://sierraclub.org/sierra/2016-2-march-april/green-life/april-observing-highlight-mercury-its-best?suppress=true&utm_source=greenlife&utm_medium=email&utm_campaign=newsletter

vendredi 8 avril 2016

Lu ce matin


J'ai lu ce matin une partie d'une première méditation sur le site des méditations, je finirai ce soir, mais déjà, j'ai de quoi méditer durant les courses. C'est ici :

http://semeursquotidiens.org/med/medeng001.html

jeudi 7 avril 2016

Le sourire de bienvenue



Tôt ce matin un jeune homme,
visage pâlichon et yeux d'un bleu délavé 
à peine entrevus à l'ombre du bec de sa casquette,
une lueur vague d'aube dans la prunelle,
se rendait au lycée, anonyme dans sa tenue de lycéen,
ses pas s'accompagnaient d'une musique rap
aux sons vociférants qui éclipsaient le rythme.
Elle émanait du sac à dos, pas de casque sur les oreilles.
Il s'est arrêté, a renoué ses lacets, la radio posée sur son dos.
Il semblait renâcler, maussade devant la journée,
 qui ne lui souriait pas non plus.
Ni le rap,  ni personne, ni lui,
 personne n'adressait de sourire  à personne.
Et j'avançais, confiante.



Mon commentaire : aujourd'hui je ponds ce poème en souvenir de ma marche matinale dans la ville de Béthune.