vendredi 23 octobre 2015

Extrait de William Shakespeare

And this our life, exempt from public haunt,
Finds tongues in trees, books in the running brooks,
Sermons in stones, and good in everything.

~ William Shakespeare

Notre vie, séparée du commerce avec le monde,

trouve des voix dans les arbres, des livres dans les ruisseaux,

des sermons dans les pierres, et du bien en toute chose.

 
 
Mon commentaire : un poème que je comprends parfaitement, parlant de la démarche de joindre son souffle à celui de la nature.
Mais impossible d'oublier la souffrance en ce monde. La souffrance animale aussi.
Au sujet du martyre  enduré par les bovins, c'est ici : http://corridabasta.hautetfort.com/archive/2015/10/23/eurodeputes-pro-corrida-5704631.html  

jeudi 22 octobre 2015

Il y a tradition et tradition (sans vouloir faire ma normande)

 
Autre thème abordé ce jour, toujours chez Jean Paul,  au véritable cœur de lion :
 

De l'anormale cruauté des politiciens de l'UE :

"L'industrie tauromachique française, espagnole et portugaise reçoit plus de 100 millions d'euros par an de subventions de la part de l'Union européenne, en dépit du fait que la majorité des citoyens de l'UE, y compris les Français et les Espagnols, ne soutiennent pas cette cruauté tauromachique." Intégral :

 

mercredi 21 octobre 2015

De la maltraitance exercée sur les animaux

Nous ne sommes pas en Inde mais en Europe, où les animaux sont souvent et hélas, banalement martyrisés dès lors qu'ils font partie des bêtes "à viande". J'ai trouvé la video chez Jean Paul, qui jamais ne baisse les bras. C'est ici :
 

Le jeûne est-il recommandable ?

Cliquez sur l'image pour lire.
 
 
Trouvée sur Pinterest,  cette photo et ce poème, dans Jubilate Deo :

 

La paix aurait pu être une fleur sauvage

de ces fleurs des champs

que nul ne sème ni ne moissonne.

 

La paix aurait pu être

une de ces fleurs des prés

que l’on trouve toute faite un beau matin

au bord du chemin, au pied d’un arbre

ou au détour d’un ruisseau.

 

Il aurait suffit de ramasser la paix

comme on ramasse les champignons

ou comme on cueille la bruyère

ou la grande marguerite.

 

Au contraire,

la paix est un travail

c’est une tâche.

Il faut faire la paix

comme on fait le blé.

Il faut faire la paix

comme il faut des années

pour faire une rose

et des siècles pour faire une vigne.

 

La paix n’existe pas à l’état sauvage:

il n’y a de paix qu’à visage humain.

Jean Debruynne, La paix est un travail (chamade1000.unblog.fr)
 
 

mardi 20 octobre 2015

Pose ta voix

Mishki, l'ancien apatride, je l'ai entendu hier pour la première fois dans l'émission Sur les docks, il a posé sa voix en passant par le rap.

Un jour m'étant hasardée à écouter un rap j'ai entendu quelque chose du genre "espèce de gogol, t'as peur qu'on te vole"... pas convaincant du tout et même carrément navrant, mais je sais qu'il  y en a d'autres, exempts de violence verbale, et que Victor Hugo qui aimait faire chanter les mots apprécierait beaucoup je pense. Il y a donc rap et rap.... un univers où pour les uns la déclamation  d'un texte procède d'un défoulement basique : la personne se vide de sa colère, où, chez d'autres,  le texte est poétique : j'y entends s'exprimer une âme et un esprit qui ont pris de la hauteur, on n'est plus dans le simple défoulement, il a été dépassé : si le rappeur s'est défoulé il a néanmoins pu communiquer quelque chose qui touche positivement celui qui écoute le texte, l'écouteur pourra le faire sien,  le dire  à son tour pour le meilleur de lui-même,  et évoluer,  l'être humain étant  toujours prêt à évoluer si l'occasion lui  en est donnée.  Parlant de poésie, il y a alors retentissement selon le sens que lui accorde Bachelard dans Poétique de l'espace.

Le rappeur de l'Est que j'ai entendu dans l'émission Sur les Docks hier après-midi m'a beaucoup touchée (un rappeur qui roule les "r", venant de l'Est). C'est ici :


 

lundi 19 octobre 2015

Le cimetière Indien

Je ne parlerai pas ce jour de l'été indien mais du cimetière indien, hélas pour ces morts étant donné les circonstances de leur décès,  leur vie cruellement écourtée durant la première guerre mondiale. Nous l'avions déjà vainement cherché un soir ce cimetière indien, après avoir tourné de-ci, de-là,  dans Festubert. Ce matin, bien que j'eusse  (moui  un subjonctif nous tombe du ciel) aperçu vite fait le panneau annonçant le cimetière indien un de ces jours derniers alors que je faisais du vélo, je l'ai repéré pour de bon en  "bûchant" une autre piste — "bûcher une piste" comme disait une africaine que nous avons rencontrée à Toulouse il y a longtemps déjà, quand, nouvelle arrivée, elle  repérait en marchant comment se rendre à tel ou tel endroit de la ville — quant à moi ce matin, il s'agissait d'établir un circuit "longue marche", le plus agréable possible, à faire en duo avec mon compagnon. 
 
 
Je pris donc ce matin dans l'avenue Berthelot, la petite rue qui la coupe perpendiculairement et qui se nomme la rue du Pré des sœurs. J'allai jusqu'au bout, ce faisant, je changeai de commune, j'étais à Beuvry, traversai la départementale déjà envahie  d'un flux assez conséquent de voitures dès potron-minet, arrivai dans la rue Julien Guérard, continuai rue Jules Guesde, tournai à droite, rue Édouard   Vaillant, après avoir laissé de côté la rue Raoul Briquet. J'arrivai jusque l'église de Beuvry à côté de laquelle se trouve une grande maison signalée comme étant le siège de la confrérie des Charitables, là je file du mauvais côté de la rue Sadi Carnot pour atterrir direct où je ne voulais surtout pas déboucher, c'est-à-dire, rue de Lille,   l'avenue très fréquentée qui conduit en plein centre de Béthune. Marche arrière, je bifurque du bon côté et, à la fin de la rue Sadi Carnot, me trouve nez à nez avec la rue perpendiculaire qui se nomme Jean Jaurès. Nous sommes en terre socialiste décidément ! Arrivée là,  je file jusqu'à la gare d'eau de Beuvry qui s'appelle aussi Préolan je crois, et que je trouve très belle. Je suis un bras du canal, arrive à l'étang des signes, en fais le tour, débouche sur une route qui me mène à la passerelle de la gare de Beuvry. Je décide de ne pas la traverser, car monter les escaliers en soulevant mon vélo est dangereux  pour mon cœur au grand souffle (souffle cardiaque), je file donc tout droit et tourne ensuite pour traverser le canal un peu plus loin, par le pont de Gorre. J'aurais pu ne pas prendre le pont de Gorre car des panneaux indiquaient Béthune de l'autre côté. Il se trouve que j'ai décidé de le prendre malgré tout, pour voir. Après la descente, en continuant un peu, je l'ai vu, lui : le cimetière indien.

Me suis arrêtée pour lire les plaques qui racontaient les batailles où avaient été piégés ces soldats, écrites en anglais et en français. Il y a des photos  montrant les soldats indiens, attendant à la queue leu leu, des mouchoirs sur les yeux pour les uns, d'autres tiennent la  tête baissée. Ils ont l'air en   totale  détresse.

Après le recueillement qui s'impose, je reprends la route, un rond-point qui distribue la direction Béthune cette fois, à droite, et l'on arrive à un feu, sur la droite encore, le boulevard Washington, qui se trouve tout près de mon quartier.

Avec la voiture nous n'avions pas trouvé ce cimetière, n'ayant pas non plus pris le plus court chemin en passant par Festubert,  alors que du boulevard Washington qui est près de chez nous, grâce à l'observation que permet le déplacement plus lent en vélo, je me suis aperçue qu'il se trouvait à quatre petits kilomètres de notre habitation. Pourquoi voulions-nous voir ce cimetière indien ? Parce que, après en avoir vu beaucoup d'autres de la première guerre mondiale,  nous nous attendions à ce que soit raconté un pan de l'histoire de celle-ci en cet endroit, ce qui fut le cas... je ne m'attendais pas par contre aux photos, où l'on voit aussi des Britanniques qui avaient pris leur quartier général au château de Gorre. Ce château n'existe plus, il a été totalement détruit, bombardé sans doute.  

dimanche 18 octobre 2015

Yes

Quand on dit "bonne mentalité" on porte un jugement de valeur sur la mentalité en question et sur la personne de qui l'on pense que la mentalité est bonne.... j'assume, c'est le bon terme en vertu de cette constatation du début,  de penser qu'à l'aune de cette phrase qu'elle a déclarée : "Be faithful in small things because it is in them that your strength lies",   mother Thérésa n'avait pas une mauvaise mentalité.

Les écologistes Américains qui envoient le Daily Ray Of Hope ont mis cette phrase en légende sous la photo d'un insecte voletant parmi les hautes herbes.
À l'instar de celle qu'ils ont choisi pour commenter la photo, tout porte à croire que leur mentalité n'est pas mauvaise. Allez, j'y crois.

D'autres propos tenus qui dénotent encore à mes yeux une  mentalité à réchauffer le cœur  :

"La politique et l'économie ont tendance à s'accuser mutuellement en ce qui concerne la pauvreté et la dégradation de l'environnement. Mais il faut espérer qu'elles reconnaîtront leurs propres erreurs et trouveront des formes d'interaction orientées vers le bien commun. Pendant que les uns sont obnubilés uniquement par le profit économique et que d'autres ont pour seule obsession la conservation ou l'accroissement de leur pouvoir, ce que nous avons ce sont des guerres, ou bien des accords fallacieux où préserver l'environnement et protéger les plus faibles est ce qui intéresse le moins les deux parties. Là aussi vaut le principe: l'unité est supérieure au conflit."

Ils sont du pape François. Trouvés dans Jubilate Deo.