"Le bourreau et la victime
Qui sont les bourreaux – qui donnent à douze reprises leur nom à la nouvelle – et qui sont leurs souffres douleur, quinze fois désignés dès le titre ?
Chez Guy de Maupassant, au plan des sévices, toute oppose les humbles et les puissants.
Dans le monde des simples, tous les assassins – paysans et marins, hommes et femmes – offrent des traits communs : ils sont maigres et « hauts sur jambes », ils ont de « grandes mains pareilles à des pinces de crabe », leurs « cheveux sont jaunes et rares », éventuellement « roux, épais, durs et hérissés ... » "
http://www.cairn.info/article.php?ID_ARTICLE=SR_017_0397
lundi 5 janvier 2009
dimanche 4 janvier 2009
Maupassant
...
"Les écrits maupassantiens sont très connus. La plupart ont été publiés – et souvent repris plusieurs fois – dans la presse à gros tirage . Ils ont été recueillis, dans des ouvrages diffusés en moyenne à six mille exemplaires, et fréquemment réédités. Ils ont été insérés dans des vade-mecum de morale ou d’instruction civique destinés à des générations d’écoliers . Guy de Maupassant est également, après Émile Zola, l’homme de lettres français qui a été le plus traduit et dont les textes, en raison de leurs phrases courtes et imagées, ont fait l’objet de multiples adaptations théâtrales, cinématographiques et télévisées. Ce romancier a donc, vraisemblablement, contribué à renforcer, voire à façonner des stéréotypes des fureurs villageoises et à accentuer les préjugés des citadins envers les ruraux. Il nous renseigne à la fois sur la façon dont le milieu artistique français des années 1880 percevait le monde des campagnes, et, comme il a réussi à s’assurer un succès durable, sur ce que son lectorat, essentiellement parisien, avait envie de connaître ou était prêt à découvrir des mœurs agrestes.
Dans sa correspondance, Guy de Maupassant se qualifie constamment de « demi-monsieur », « mi-noble, mi-paysan ». Il détaille ses sorties en mer avec des marins et ses parties de chasse au côté de fermiers qui lui rapportent des anecdotes. Comme il le confie à une amie, à qui il feint d’écrire dans l’incipit des Bécasses, il parle le patois normand qu’il met dans la bouche de ses personnages . Ainsi délivre-t-il de la paysannerie, dont il s’est détaché sans pour autant parvenir à se fondre dans l’intelligentsia qui voit en lui un « maquignon normand », des informations qui ne correspondent pas uniquement à celles des dominants."
Myriam Tsikounas
http://www.cairn.info/article.php?ID_ARTICLE=SR_017_0397
"Les écrits maupassantiens sont très connus. La plupart ont été publiés – et souvent repris plusieurs fois – dans la presse à gros tirage . Ils ont été recueillis, dans des ouvrages diffusés en moyenne à six mille exemplaires, et fréquemment réédités. Ils ont été insérés dans des vade-mecum de morale ou d’instruction civique destinés à des générations d’écoliers . Guy de Maupassant est également, après Émile Zola, l’homme de lettres français qui a été le plus traduit et dont les textes, en raison de leurs phrases courtes et imagées, ont fait l’objet de multiples adaptations théâtrales, cinématographiques et télévisées. Ce romancier a donc, vraisemblablement, contribué à renforcer, voire à façonner des stéréotypes des fureurs villageoises et à accentuer les préjugés des citadins envers les ruraux. Il nous renseigne à la fois sur la façon dont le milieu artistique français des années 1880 percevait le monde des campagnes, et, comme il a réussi à s’assurer un succès durable, sur ce que son lectorat, essentiellement parisien, avait envie de connaître ou était prêt à découvrir des mœurs agrestes.
Dans sa correspondance, Guy de Maupassant se qualifie constamment de « demi-monsieur », « mi-noble, mi-paysan ». Il détaille ses sorties en mer avec des marins et ses parties de chasse au côté de fermiers qui lui rapportent des anecdotes. Comme il le confie à une amie, à qui il feint d’écrire dans l’incipit des Bécasses, il parle le patois normand qu’il met dans la bouche de ses personnages . Ainsi délivre-t-il de la paysannerie, dont il s’est détaché sans pour autant parvenir à se fondre dans l’intelligentsia qui voit en lui un « maquignon normand », des informations qui ne correspondent pas uniquement à celles des dominants."
Myriam Tsikounas
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samedi 3 janvier 2009
Lulu
« ... Cependant nous nous sommes plus intéressés à l’espace mental que représentent Lulu et ses partenaires qu’à l’histoire. Faire un travail aujourd’hui à partir du matériau de Lulu demande à se repositionner, moins par rapport à la légende de la femme fatale, et plus en relation avec la question du désir.
...
Nous, spectateurs de notre Lulu intime, nous voyeurs inconsolables du désir de l’autre, nous regardeurs du spectacle d’une femme à bout portant d’elle-même. « Nous pouvons tous encore devenir fous », écrit Wedekind. Et c’est bien de cela qu’il s’agit. Fous du désir qui nous tient et nous fait vivant si fiévreusement, si tragiquement. Folie du désir de vivre bien sûr, mais avant tout phénoménal désir qui cherche inlassablement l’amour. Vouloir être aimé au risque de la vie même ! C’est tout le drame de Lulu et des êtres qu’elle attire dans son irrésistible passion. Car « elle ne peut pas vivre de l’amour puisque c’est sa vie qui est l’amour. » Alors Lulu brûle. Et c’est ce feu, le flux de cette tragédie-monstre."
http://www.ramboliweb.com:80/HTML/info.asp?InfoID=3691
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Nous, spectateurs de notre Lulu intime, nous voyeurs inconsolables du désir de l’autre, nous regardeurs du spectacle d’une femme à bout portant d’elle-même. « Nous pouvons tous encore devenir fous », écrit Wedekind. Et c’est bien de cela qu’il s’agit. Fous du désir qui nous tient et nous fait vivant si fiévreusement, si tragiquement. Folie du désir de vivre bien sûr, mais avant tout phénoménal désir qui cherche inlassablement l’amour. Vouloir être aimé au risque de la vie même ! C’est tout le drame de Lulu et des êtres qu’elle attire dans son irrésistible passion. Car « elle ne peut pas vivre de l’amour puisque c’est sa vie qui est l’amour. » Alors Lulu brûle. Et c’est ce feu, le flux de cette tragédie-monstre."
http://www.ramboliweb.com:80/HTML/info.asp?InfoID=3691
vendredi 2 janvier 2009
No violence

«“No violence against children can be justified". These are the opening words of a report on violence perpetrated against children across the world, and published last year by the General Secretariat of the United Nations. The facts and figures it gives are frightening. And today is a good opportunity to remind ourselves of them.»
http://www.destinationsante.com/Violence-against-children-53-000-deaths-per-year.html
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