jeudi 9 septembre 2010

Chroniques posthumes de Gilles Warembourg

J'ai commencé à lire un bouquin intitulé Les chroniques posthumes et sous titré Les Secrets d'un village d'Artois aux éditions Le Riffle, dont voici un court extrait du prologue : "À quelques encablures au nord de Béthune, Fécourt souffrant de schizophrénie rurale abrite deux mairies, deux églises, deux écoles, deux cafés ... un cimetière. Les hameaux insignifiants, collés comme deux cellules en parthénogénèse, sont simplement séparés par l'impavide canal d'Aire. " ... Arpentez donc les allées de ces lotissements tranquilles, en vous gardant bien de toute métaphysique absconce ; contentez-vous d'écouter ces potins oubliés, ces anecdotes scrutées derrière les rideaux légèrement écartés, ces petits drames que le temps transforme en farce ..."

lundi 6 septembre 2010

La phrase du jour

"This could not be done under the very nose of police without their knowledge," he added.

The Guardian :

http://www.guardian.co.uk/sport/2010/sep/05/pakistan-cricket-scandal-ipl-betting

dimanche 5 septembre 2010

Video sur TV5 Monde

"Resumé :
"Rafah", c’est le portrait intime d’une ville palestinienne, saisie à vif au cours d’une année de bouleversements (12 septembre 2005 - 12 septembre 2006).
Rafah est située au sud de la bande de Gaza. C’est une ville coupée en deux par la Route Philadelphie, un corridor de sécurité qui marque la frontière entre l’Égypte et la bande de Gaza. Son destin bascule dans la nuit du 12 septembre 2005, quand l’armée israélienne se retire de toutes ses positions de la bande de Gaza. Les Israéliens ont évacué la Route Philadelphie et les colonies qui cernaient la ville ont disparu. Une nouvelle ère peut commencer. Mais Rafah ne sortira jamais de son chaos. Rafah est la capitale du trafic d’armes entre l’Égypte et la bande de Gaza. Depuis le désengagement, ces armes alimentent de sanglantes guerres entre familles. Après la victoire du Hamas aux élections législatives, la ville sombre dans une crise économique majeure. Le 25 juin 2006, le caporal israélien Gilad Shalit est kidnappé depuis un tunnel creusé à partir de Rafah. Tsahal, en représailles, bombarde les maisons des trafiquants d’armes, situées le long de la Route Philadelphie.
Le 12 septembre 2006, un an après le désengagement, tous les espoirs de renouveau se sont envolés."
La video : http://tv5monde.vodeo.tv/documentaire/rafah
Je viens d'écouter Leila Shahid sur TV5 Monde ... admiration. On a raison de se préoccuper de la situation des Roms en France, mais l'on relativise tout, ses propres problèmes y compris, à la vue des reportages sur la Palestine, la Somalie etc. Tant de vanité chez l'homme alors qu'il se produit encore de tels drames !

vendredi 3 septembre 2010

Coopération pertinente

Le volontariat de solidarité internationale répond surtout à une demande des sociétés du Nord. Une bonne volonté inefficace, voire destructrice, quand elle est fondée sur une vision descendante ou erronée des besoins du Sud. Mais avec la conscience que l'on a plus à apprendre qu'à donner peut émerger une coopération plus pertinente.
http://alternatives-internationales.fr/page.php?lg=fr&id_publication=947&id_article=50344&ogn=MODNL_152&prov=&cat=

Frédéric Bastiat - Justice et fraternité

" ... Chacun de ces Décius a un plan qui doit réaliser le bonheur de l’humanité, et tous ont l’air de dire que si nous les combattons, c’est parce que nous craignons ou pour notre fortune, ou pour d’autres avantages sociaux. Non ; nous les combattons, parce que nous tenons leurs idées pour fausses, leurs projets pour aussi puérils que désastreux. Que s’il nous était démontré qu’on peut faire descendre à jamais le bonheur sur terre par une organisation factice, ou en décrétant la fraternité, il en est parmi nous qui, quoique économistes, signeraient avec joie ce décret de la dernière goutte de leur sang.
Mais il ne nous est pas démontré que la fraternité se puisse imposer. Si même, partout où elle se manifeste, elle excite si vivement notre sympathie, c’est parce qu’elle agit en dehors de toute contrainte légale. La fraternité est spontanée, ou n’est pas. La décréter, c’est l’anéantir. La loi peut bien forcer l’homme à rester juste ; vainement elle essaierait de le forcer à être dévoué.
Ce n’est pas moi, du reste, qui ai inventé cette distinction. Ainsi que je le disais tout à l’heure, il y a dix-huit siècles, ces paroles sortirent de la bouche du divin fondateur de notre religion :
« La loi vous dit : Ne faites pas aux autres ce que vous ne voudriez pas qui vous fût fait.
Et moi, je vous dis : Faites aux autres ce que vous voudriez que les autres fissent pour vous. »
Je crois que ces paroles fixent la limite qui sépare la Justice de la Fraternité. Je crois qu’elles tracent en outre une ligne de démarcation, je ne dirai pas absolue et infranchissable, mais théorique et rationnelle, entre le domaine circonscrit de la loi et la région sans borne de la spontanéité humaine."

"À quelque point de vue que je considère la loi humaine, je ne vois pas qu’on puisse raisonnablement lui demander autre chose que la Justice.
Qu’il s’agisse, par exemple, de religion. Certes, il serait à désirer qu’il n’y eût qu’une croyance, une foi, un culte dans le monde, à la condition que ce fût la vraie foi. Mais, quelque désirable que soit l’Unité, — la diversité, c’est-à-dire la recherche et la discussion valent mieux encore, tant que ne luira pas pour les intelligences le signe infaillible auquel cette vraie foi se fera reconnaître. L’intervention de l’État, alors même qu’elle prendrait pour prétexte la Fraternité, serait donc une oppression, une injustice, si elle prétendait fonder l’Unité ; car qui nous répond que l’État, à son insu peut-être, ne travaillerait pas à étouffer la vérité au profit de l’erreur ? L’Unité doit résulter de l’universel assentiment de convictions libres et de la naturelle attraction que la vérité exerce sur l’esprit des hommes. Tout ce qu’on peut donc demander à la loi, c’est la liberté pour toutes les croyances, quelque anarchie qui doive en résulter dans le monde pensant. Car, qu’est-ce que cette anarchie prouve ? que l’Unité n’est pas à l’origine, mais à la fin de l’évolution intellectuelle. Elle n’est pas un point de départ, elle est une résultante. La loi qui l’imposerait serait injuste, et si la justice n’implique pas nécessairement la fraternité, on conviendra du moins que la fraternité exclut l’injustice."

 
http://fr.wikisource.org/wiki/Justice_et_fraternit%C3%A9

jeudi 2 septembre 2010

Jean Claude Léonard Poisle Desgranges

Poésie et humour avec JC L Poisle Desgranges


LE BLUET
La nature, toujours variée dans ses combinaisons, a su entremêler ses bienfaits de manière à éviter l’uniformité dans les nuances ; ainsi, au milieu d’une nappe dorée d’épis, on retrouve épars çà et là le bluet dont le nom indique suffisamment la couleur. C’est avec son calice azuré, détaché de sa tige, que les habitants des champs se tressent des couronnes que l’ambitieux citadin ne leur envie guère.

Au courage mâle et guerrier
Echoit pour couronne un laurier ;
A tout moderne Démosthène
On offre la feuille de chêne ;
Pour la bergère qui lui plaît
Le berger tresse le bluet.
 
 
 
Si des bords fortunés où coule le Parnasse,
Les enfants d’Apollon ont moissonné les fleurs ;
Il peut être permis aux timides auteurs
De cueillir les bluets que le hasard leur laisse.

LE LIMACON ET LA CHENILLE
Fable
A quoi sert, disait la chenille
A certain limaçon,
De vous cloîtrer d’aussi sotte façon
Dans votre ennuyeuse coquille ?
En vérité, le ciel n’y pensait pas
Quand il vous fit cette triste masure ;
Sans la traîner vous l’osez faire un pas ;
C’est une erreur de l’antique nature.
Bien plus que vous la nature eut raison,
Dit l’escargot à la dame railleuse :
Elle a rendu ma destinée heureuse.
Rien de plus cher que ma simple maison ;
Lors des frimas, elle est mon seul refuge,
J’y brave en paix et chaleurs et déluge.
Aux douceurs de la liberté
Je préfère ma sûreté.
En s’étalant, l’indiscrète commère
Riait tout bas de ses sages raisons,
Et se jouant de diverses façons,
Raillait son lourd et tranquille adversaire
Qui, Diogène nouveau,
N’osait sortir de son tonneau,
Mais tout-à-coup l’atmosphère se couvre,
L’aquilon souffle, un nuage s’entr’ouvre
Et de grêlons blanchit les alentours ;
Or, des rivaux finirent les discours.
Le limaçon rentra dans sa coquille.
Point n’en fut onc pour la pauvre chenille ;
Qui reconnut à son dernier soupir :
Qu’utilité passe avant le plaisir.
Jean Claude Léonard Poisle Desgranges ( Wiki source)

mercredi 1 septembre 2010

En feuilletant le dictionnaire

To stand out from the crowd, ... to follow the crowd ...

Parfois on n'a pas le choix, on aurait aimé se cacher, et un évènement inattendu vous propulse "out", contre votre gré, le destin force les choses et la vie se complique. Le problème du hors norme.

Je suppute que des surdoués ne sont pas toujours flattés de l'être tant ils auraient aimé être des gens ordinaires, sans histoire afin qu'on leur fiche la paix. Une vie rangée où l'on peut vivre ses amours entre époux, amants et enfants, comme c'est enviable ! Dès lors que l'on "se fait remarquer", "pas comme tout le monde", il y a réduction de liberté, on peut vous projeter tout un tas de choses, fantasmes, sur le dos. Une vie rangée, comme on dit, où l'on se fait tout petit, semble souvent être, paradoxalement, source de liberté.

Et puis quand les histoires arrivent parce que quelque chose ne tourne pas rond, au niveau de la santé par exemple, adieu délices du confort, c'est le grand huit, hauts-le-cœur en perspective.

To follow the crowd ... "Emportée par la foule", comme chante Piaf dans sa tragique chanson. La pierre ne roule plus, vous devenez un vulgaire caillou anonyme qui se perd ; dans le pire des cas, instrument de lynchage peut-être. Mais bon, il y a de bonnes foules, un festival en attire de pas mauvaises en général.

Vivre et travailler à sa propre histoire, du mieux possible, avec s'il le faut quelques vagues ... un peu plus loin, que lis-je à la page dico du jour : "You have to be cruel to be kind", équivalent de "Qui aime bien châtie bien", autre configuration à explorer. Je vais étudier cette question sur le chemin tout tracé de la poste, ma lettre arrivera comme d'habitude à bon port, les facteurs sont très réglos dans la région, il n'empêche qu'ils vivent sans doute des choses très intenses pour certains d'entre eux, et très banales à la fois au regard des autres, ce qui ne gâche rien.